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ENSEIGNEMENT

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Enseignement

 

"On ne peut rien enseigner à autrui. On ne peut que l'aider à le découvrir lui-même."
Galilée, savant et écrivain italien [1564-1642]

L’atelier d’escrime de spectacle et de combat scénique est encadré par trois Maîtres d'armes brevetés d'état.
Pour des cours réguliers le mercredi contactez Christophe MIE au Team Lagardère (ancien Racing Club de France ) 06 11 04 38 96

Des stages personnalisés sont également proposés à la demande pour des comédiens, des chanteurs, des compagnies de théâtre, des parcs de loisirs ou des productions cinématographiques ou lyriques. Contactez Bernard au 06 85 56 23 03

Nous proposons en première partie après un échauffement obligatoire, l’apprentissage des gestes fondamentaux à travers le maniement des armes en commençant par la canne, le grand bâton français, le fleuret, le sabre, la rapière, la dague, les armes médiévales, antiques ou futuristes.

La deuxième partie du cours permet de mettre en pratique les techniques acquises et de comprendre les règles et les contraintes d’un combat scénique avec ou sans armes.

Chorégraphie de combats avec un ou plusieurs partenaires et études de scènes du répertoire composent l’essentiel du travail.

 

 

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LES MAITRES D'ARMES DE LA COMPAGNIE DE CAPE ET D'EPEE
Bernard CHABIN
Patrick LEFORT
Christophe MIE

 

 

QUELQUES MEMBRES DE LA COMPAGNIE

Mickael DURARD
Séverine ALSENE
Philippe MOUTTE
Arnaud BRUYERE
Fabienne BECHAMP
Claude GISBERT
Thierry GARRET
Kim TILBURRY
Arman VOSSOUGUI
 
Peggy HARTMANN
Yannick MASSON
 

 

Introduction à l’escrime de spectacle

 

De l’escrime ancienne à l’escrime de spectacle, de l’escrime de spectacle au combat scénique.

Molière Le Bourgeois gentilhomme

« Je vous l’ai déjà dit, tout le secret des armes ne consiste qu’en deux choses; à donner et à ne point recevoir; et, comme je vous fis voir l’autre jour par raison démonstrative, il est impossible que  vous receviez, si vous savez détourner l’épée de votre ennemi de la ligne de votre corps, ce qui ne dépend seulement que d’un petit mouvement de poignet, ou en dedans, ou en dehors. »

 INTRODUCTION

Le combat scénique est pratiqué depuis toujours par les comédiens au théâtre ou au cinéma et de plus en plus par les chanteurs d’opéra à qui on demande dorénavant d’être crédibles dans les rôles qu’ils incarnent. Le théâtre a tout d’abord influencé le cinéma qui à son tour a influencé le théâtre et les deux disciplines influencent maintenant l’opéra qui attire des metteurs en scène venus du théâtre ou des réalisateurs de  cinéma. Ces allers et retours entre les  disciplines sont enrichissants pour notre propre travail qui doit s’adapter aux contraintes particulières des différentes productions. Contraintes techniques au cinéma et au théâtre auxquelles s’ajoutent des contraintes  musicales à l’Opéra.

Le travail du directeur de combat  lorsqu’il aborde une scène d’action est un travail de partenariat avec le metteur en scène et les interprètes qu’il a devant lui. Chaque metteur en scène peut avoir une idée précise de ce qu’il veut ou ne veut pas ou bien encore peut ne pas savoir du tout comment aborder la scène d’action .Les interprètes ont plus ou moins d’aptitudes au combat scénique. Il faudra composer avec cela dans le respect des règles de sécurité pour amener la scène au maximum d’efficacité.

Un acteur ou un chanteur peuvent avoir des dispositions, mais pour autant ils ne sont pas cascadeurs. Si les scènes d’action requièrent des talents particuliers comme celui de sauts de plusieurs mètres, de chutes d’escalier, de torches etc. il faudra imposer à la production l’emploi des professionnels du risque calculé que sont les cascadeurs.

Un acteur combattant peut certes  faire un certain nombres de petites cascades et combats mais doit mesurer ses limites. Bien sûr de tout temps il y a des comédiens d’exception qui font un nombre impressionnant de cascades parce qu’ils sont doués et qu’ils ont travaillé des techniques comme l’escrime et le combat scénique : on pense évidemment à Jean Marais, Jean-Paul Belmondo ou mais plus récemment à Vincent  Perez.  Mais tous les interprètes n’ont pas ces dispositions et le Maître d’armes doit juger rapidement  des aptitudes des uns et des autres et adapter les chorégraphies à leurs possibilités. Cependant il est un fait certain  c’est que le jeu théâtral ou cinématographique est de plus en plus physique car le public demande toujours plus de « réalisme » même si bien sûr c’est toujours une illusion du réalisme qu’on lui proposera et que le réalisme de la scène n’a rien à voir avec le réel.

Apprendre à se battre avec une épée à deux mains , une bâtarde et un  bouclier, une rapière et une dague, une épée de cour, un couteau , un bâton une canne, ou à mains nues demande donc à l’acteur un travail préparatoire avant  d’aborder le travail de répétition proprement dit.
La meilleure solution étant de se former au combat scénique avant d’en avoir concrètement besoin sur une production. Le développement de l’enseignement de l’escrime artistique peut aider les acteurs à s’approprier une partie de ces techniques, en les complétant par un travail de combat à mains nues adapté au spectacle.

 

Les bénéfices de la pratique du combat scénique pour l’acteur

La Concentration

Ce travail aura de plus des bénéfices sur la concentration car lorsque vous maniez des armes potentiellement dangereuses il est impératif d’être concentré, d’être ici et maintenant comme dans les techniques d’arts martiaux. Continuer à jouer une situation, parler ou chanter tout en se battant est une excellente école.

Une meilleure condition physique et mentale

Votre condition physique s’améliorera car vous développerez, réflexes, coordination, force et souplesse. En France les Maîtres d’armes qui enseignent la discipline doivent être titulaires d’un brevet d’état d’éducateur sportif ce qui garantit aux pratiquants une méthode éprouvée d’enseignement. Les  séances commenceront toujours par un échauffement adapté à la pratique sans oublier des assouplissements à base d’étirements. Vous en tirerez également un bien être et une confiance en vous ainsi qu’une  résistance au stress renforcée ce qui dans le métier d’interprète est  véritablement  utile. Peut être même une résistance accrue  à la mélancolie si l’on en croit Alfred de Musset qui disait qu’il n’avait jamais vu de Maître d’armes mélancolique.

 

Il ne faut ne pas confondre le combat scénique avec

 

L’escrime de compétition

Si certains  fondamentaux sont communs aux deux disciplines les objectifs sont opposés. Il ne s’agit pas de toucher l’adversaire, de s’opposer et de gagner ou de perdre  mais de jouer une  situation et donc de collaborer avec le partenaire  pour donner l’illusion d’un combat violent.

La cascade

Chuter de plusieurs mètres, faire une torche humaine, une chute de moto, une poursuite de voiture ou  une simulation d’accident demande des connaissances particulières que n’ont pas la plupart des Maîtres d’armes ou des acteurs qui pratiquent le combat scénique.  

Le combat improvisé

Ici il ne s’agit pas de mêlée à outrance, comme on en voit dans certaines « reconstitutions historiques » ni d’improvisation en se laissant guider par l’inspiration du moment. Un combat scénique n’est jamais improvisé sous peine de risques sérieux pour votre santé et de qualité médiocre pour le combat lui-même.

L’escrime historique

Il ne s’agit pas non  plus de retrouver les techniques de telle ou telle époque et de se battre avec des reconstitutions d’armes d’époque et avec des protections. Non que ce travail ne soit pas passionnant. Il est préférable pour un Maître d’armes de connaître les techniques utilisées aux différentes périodes de notre histoire en relation avec les armes utilisées mais là encore l’objectif final n’est pas la confrontation mais la collaboration entre deux partenaires qui ont à jouer une scène. De plus les metteurs en scène transposent régulièrement les œuvres, les costumes sont des créations qui peuvent s’inspirer des costumes d’époque mais peuvent aussi s’en éloigner fortement et n'’oublions  jamais  que  le réalisme du spectacle n’est pas la réalité. C’est vrai pour le jeu de l’acteur,  c’est vrai pour les costumes, c’est vrai pour les combats.

Le régleur étudiera donc les armes de différentes époques et de différentes civilisations mais il s’en servira en conservant sa liberté de créateur, de chorégraphe de combat et il utilisera dans les armes et les techniques ce qui servira au mieux les projets du metteur en scène et des interprètes.

Allez en garde , le plus dur comme toujours c'est de commencer !